fo.ne.tik: une nouvelle voix qui résonne

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Ça fait plus d’un an que ça se trame, discrètement, entre deux projets clients, à l’abri des regards. Les équipes de Studio Edgar et de The French Shop s’activent en coulisses pour construire quelque chose de plus grand. Le 8 avril, fo.ne.tik fait officiellement son entrée dans le paysage créatif québécois. Derrière ce lancement, il y a des années de collaboration, une vision commune du marché et la certitude que le moment était venu.

L’identité du studio, on la perçoit dès l’arrivée dans les bureaux où se trouve Émilie Maranda, directrice culture et communication, et Martin Archambault, président et associé. L’ambiance est chaleureuse et le rétro bien assumé. Les années 70 sont à l’honneur, cette époque où la culture québécoise s’est imposée sur la scène mondiale. L’orange évoque les affiches iconiques des Jeux de Montréal en 1976. Le tour des lieux permet de rencontrer David Gagnon (fondateur de Studio Edgar), maintenant v.-p. Opérations et associé de fo.ne.tik, et Samuel Bernier, v.-p. Finances et associé de fo.ne.tik, deux piliers dans la concrétisation du projet. Un environnement qui résume bien l’ADN du studio créatif : « la culture d’ici, façonnée au quart de tour ».

Ce serait une erreur de résumer fo.ne.tik à un simple mariage de deux entreprises. Dans les faits, la collaboration existait déjà bien avant le lancement officiel. Depuis plusieurs années, tous les projets de post-production de The French Shop transitaient déjà par Studio Edgar. Et les deux équipes partagent d’ailleurs les mêmes bureaux depuis plus d’un an. « Ce n’est pas juste une simple fusion. Ce n’est pas «on mixe les deux et on continue à faire ce qu’on faisait avant» », précise Martin Archambault. Selon lui, l’intention est plus ambitieuse et répond au marché. L’industrie tend à faire tomber les silos, les partenaires demandent plus d’intégration. Et fo.ne.tik se positionne pour y répondre avec ses pôles intégrés de production (voix, doublage, casting, mixage, musique, balados, vidéo), localisation (adaptation créative, stratégie de marque, solutions langagières, surimpression) et création (création de contenu et balados, stratégie et campagnes publicitaires, identités sonores, marketing d’influence).

C’est un clin d’œil à notre héritage. Studio Edgar, c’était le son. The French Shop, c’était le langage. La phonétique, c’est la science des deux mis ensemble.
— Martin Archambault

LA SCIENCE DU SON ET DU LANGAGE

Le nom n’est pas le fruit du hasard. « C’est un clin d’œil à notre héritage, explique Martin. Studio Edgar, c’était le son. The French Shop, c’était le lang

age. La phonétique, c’est la science des deux mis ensemble. » La graphie volontairement modifiée ajoute une signature visuelle distinctive, renforcée par cinq points dans le logo qui renvoient aux cinq fréquences fo.ne.tik : les mots, le territoire, les gens, les symboles et les influences. Un cadre concret qui guide chaque décision créative du choix des mots à l’environnement sonore et visuel. « C’est un nom qui a été un travail d’équipe, souligne Martin. On a fait toute la stratégie, le positionnement, nos valeurs, notre mission et notre vision. Puis, en équipe, ce nom-là est sorti et on a tout de suite su que ça allait résonner fort. »

LA FORCE DU COLLECTIF

La direction a délibérément choisi d’impliquer tout le monde dans la construction de cette nouvelle entité, des valeurs jusqu’au nom. Émilie Maranda, directrice Culture et Communication, résume bien l’esprit du projet : « On voulait faire participer tout le monde. Qu’ils·elles s’attribuent un certain crédit à ce que va être fo.ne.tik et qu’ils·elles aient leur mot à dire. On ne voulait pas que ça soit top-down. » Maintenir l’élan créatif et la confidentialité pendant des mois, tout en gérant les projets clients au quotidien, demande une sacrée orchestration, constate-t-elle.

DES ALLIÉES DISCRETS

fo.ne.tik arrive avec un solide bagage, ayant passé des années à livrer des projets de production sonore, de localisation de tout genre et de création pour des agences, des maisons de production, des diffuseurs, des marques et des créateur·trices de contenu d’ici et d’ailleurs. Loin des radars médiatiques, leur street cred, lui, est bien réel. fo.ne.tik ne cherche pas les projecteurs à tout prix. Ce qui compte, c’est la qualité du travail, la pertinence culturelle et la relation de confiance avec leurs partenaires. « Pour nous, la croissance, c’est d’avoir le choix de tes collaborateur·trices. Ce n’est pas d’en faire plus, c’est de faire ce que tu veux vraiment faire, de la manière que tu veux le faire, avec le monde que tu aimes le faire », résume Martin.

La discussion avec la gang de fo.ne.tik se termine avec le constat que leur bureau offre un beau point de vue sur Montréal. Une équipe agile, intégrée, qui mise sur la qualité, la cohérence et la résonance culturelle. « Ce qui nous motive, c’est de faire avancer les projets de nos partenaires. On est là pour contribuer, amplifier les idées et les aider à aller encore plus loin. C’est ça, notre game », conclut David Gagnon. Pas un simple fournisseur de services, mais un allié qui redéfinit les règles de l’industrie en collaborant avec tous ceux et celles qui veulent faire du beau, du bon et du vrai. En mots, en sons, en images.

Article rédigé par Olivier Guindon-Tremblay, pour Grenier